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    GTA 4 Babe et sucette

     

    Introduction :


    Depuis que la nouvelle génération de consoles est arrivée, tous les joueurs ou presque attendaient avec impatience un épisode de la série Grand Theft Auto profitant complètement de la puissance de la Xbox 360. Après de longs mois de travail acharné, les développeurs de Rockstar peuvent enfin prendre du repos, GTA IV est bel et bien terminé et les joueurs peuvent enfin insérer la galette du jeu dans le lecteur de leur console. Reste alors à savoir si l’attente était vraiment justifiée…


    Libety City, nous voici...


    Dès les premiers instants, ce tout nouveau GTA impressionne. L’introduction est superbement mise en scène et on est à deux doigts de se croire dans une œuvre cinématographique. Sous le charme, on attend patiemment la fin de cette agréable mise en bouche pour prendre enfin le contrôle de Niko Bellic, un homme d’origine slave qui a quitté son pays pour rejoindre son cousin Roman à Liberty City. Celui-ci l’a encouragé à venir partager avec lui ce que tout le monde connaît sous le nom de « the American Dream », le rêve américain en français. Des voitures de sport au moteur rugissant, des filles aux formes généreuses, des villas aussi grandes que belles et des dollars par millions, personne ne pouvait rêver mieux. Mais en quelques secondes, le joueur se rend compte qu’il existe un véritable monde entre le rêve et la réalité. Des cafards, un appartement lugubre et un cousin pas si fréquentable que cela, la toile n’est pas si idyllique que cela. L’occasion pour les développeurs de faire passer quelques messages plus ou moins explicites qui amènent à réfléchir sur notre société. Certains passeront peut-être à côté de cette critique mais d’autres s’en délecteront. Comme quoi, même si dans les mœurs GTA est équivalent d’immoralité, dans la pratique, ce dernier épisode n’est pas qu’un simple jeu dans lequel le joueur a la possibilité, s’il le souhaite, de se balader dans une ville immense et de tuer tous ceux qu’il croise.

    Néanmoins, il faut bien réussir à vivre et l’argent ne tombe pas du ciel. On commence alors par dépanner son cousin, puis on fait la connaissance de « ses amis » et de fil en aiguille, de rencontre en rencontre, on progresse dans l’aventure. On découvre alors avec surprise un scénario intéressant, prenant et drôlement immersif. Le tout est saupoudré d’humour, de surprises et de nombreux personnages plus ou moins charismatiques qui ont chacun une personnalité qui fait très « clichée ». Entendez par là que le rasta ne fume pas que des cigarettes, que les enfants de la rue ne sont pas tous des saints, etc., certains trouveront un peu ridicule, d’autres se contenteront de sourire. Dans tous les cas il faut les côtoyer pour pouvoir progresser. Si la première heure de jeu n’est pas forcément des plus intéressantes, elle permet d’introduire l’action et de familiariser le joueur avec les contrôles. Une étape nécessaire pour les néophytes pour leur permettre d’appréhender la suite avec plus de tranquillité. Une trentaine d’heures suffira alors pour voir le bout de l’histoire. On pourrait dire que le mode solo reste relativement court, mais ce serait extrêmement réducteur et surtout bien loin de la vérité. Ce qui fait la magie d’un GTA, ce sont tous les petits à-côtés tels que les jeux (bowling, fléchettes,…), les courses de voiture, les sorties au bar ou au club de striptease, les soirées avec ses nouveaux amis, les nuits d’intimité avec sa petite amie ou les petites escapades nocturnes avec quelques péripatéticiennes. La liste est encore bien longue et il faut bien reconnaître que ce nouvel épisode est des plus complets. Mieux encore, il propose un multijoueur jouable uniquement en ligne qui permet de s’essayer à de nombreux modes de jeu (Deathmatch, GTA Race, Cops n’ Crooks, etc.). Les modes plairont plus ou moins, mais chacun trouvera son bonheur et passera d’excellentes soirées.


    Cousin, passe moi un coup de fil !


    Si les premiers instants du jeu permettent de se faire au gameplay de ce nouvel opus, ce n’est pas vraiment pour rien. Ô joie, les développeurs ne se sont pas contentés d’implanter le gameplay traditionnel de la série, non, ils en ont profité pour le peaufiner. Les habitués ne seront pas vraiment déboussolés et ils retrouveront rapidement leurs habitudes mais les quelques nouveautés apportées permettent d’enrichir l’expérience de jeu. La visée automatique a été revue et corrigée tout comme la conduite des véhicules. Notons d’ailleurs que si la première est totalement intuitive, la seconde demande un petit temps d’adaptation. Certes, il ne s’agit pas d’une simulation de course mais les freinages au frein à main sont parfois exagérés et les transferts de masse dans les virages laissent quelque peu à désirer. Les autres véhicules demandent une conduite plus ou moins souple mais dans tous les cas on finit par apprécier en prendre le contrôle, surtout que les motos, au même titre que les voitures, offrent des sensations de vitesse des plus agréables. Néanmoins, le moteur physique n’est pas toujours des plus performants et, même s’il est dans l’ensemble extrêmement satisfaisant vu le nombre d’éléments à gérer en simultané, il se permet quelques extravagances telles que des véhicules qui se chevauchent ou des corps qui font des sauts de plusieurs mètres alors qu’il n’y avait vraiment pas de quoi. Des petits détails que l’on oublie vite mais qui font toujours un peu tache. Les fans diront simplement (avec un peu de mauvaise foi) que cela fait partie du charme du titre.

    Au chapitre des grosses nouveautés, on retrouve aussi l’apparition d’un téléphone portable bien utile. Si celui-ci permet d’appeler tous les contacts de son répertoire qui s’étoffe au fur et à mesure que l’on progresse dans l’aventure, il offre surtout une interface intuitive et bien insérée dans le jeu pour modifier ses options, accéder au multijoueur ou encore rejouer une mission que l’on a malencontreusement échouée. Un peu dans la même lignée, il est possible, en volant une voiture de police, de se connecter au serveur central des forces de l’ordre pour rechercher un individu et obtenir de précieux renseignements afin, par exemple, de lui faire une petite surprise à son domicile. Toutes ces interfaces, auxquelles il faut rajouter les ordinateurs ayant une connexion Internet que l’on retrouve dans les cybercafés, sont très bien intégrées au jeu et renforcent le réalisme. On en vient même parfois à se demander si ce GTA 4 ne nous ferait pas connaître une sorte de deuxième vie vidéoludique. Pourtant, on revient vite sur Terre lorsque l’on se rend compte des capacités de l’intelligence artificielle. D’ailleurs, on se demande toujours ce que font les officiers de police. Ou ceux-ci sont vraiment des plus idiots ou ils sont extrêmement permissifs puisqu’on peut se balader dans la rue en braquant une arme sur n’importe qui, on peut sauter sur leur voiture avec un fusil à pompe dans les mains, on peut griller des feux rouges, rouler en sens inverse, voire même parfois leur cabosser légèrement la carrosserie qu’ils continuent leur route comme si de rien n’était. Quand bien même on a le malheur de se faire prendre, il suffit de rouler un petit peu pour échapper à la zone de surveillance pour faire baisser son indice de recherche et à terme les semer. Le seul moyen pour eux de triompher de Niko, c’est de lui tirer dessus à plusieurs, et encore quand ils ne se tirent pas dessus les uns les autres… On était habitué dans les précédents opus à avoir une I.A. peu évoluée, mais pour le coup, elle bat tous les records.


    Le grand boum


    Autant l’avouer, GTA IV est beau. Les modélisations sont de très bonne facture, les environnements sont très détaillés et généralement le tout est fluide, et ce même si le terrain de jeu est composé de trois îles immenses et d’une quatrième relativement plus petite. Sur ce point là, on ne peut qu’applaudir les développeurs qui ont fait un travail remarquable, surtout qu’il y a quelques effets visuels des plus sympathiques comme, par exemple, un mur qui s’enfonce après un violent impact, des vitres qui se brisent lorsqu’on leur jette une pierre dessus, des pneus qui se crèvent lorsqu’on leur tire dessus… A cela il faut ajouter de nombreuses animations aussi inutiles qu’indispensables qui ne font que renforcer le réalisme du jeu. Malgré tout, certains reprocheront certainement la démarche quelque peu oscillante de ce cher Niko et quelques autres détails qui rappellent que nous ne sommes encore qu’au début de la nouvelle génération. On notera d’ailleurs un aliasing omniprésent et quelques effets de clipping perceptibles par moments. Certes tout n’est pas parfait, mais il faut bien imaginer que rares sont les softs à proposer une aire de jeu aussi vaste avec cette qualité graphique, un moteur physique aussi impressionnant et une gestion du temps et de la météo en temps réel ! Peut-on dire que l’on frôle l’exploit ? On peut toujours faire mieux, on peut toujours pinailler sur certains points ou du moins certains éléments plus disgracieux, mais il est bien difficile de vraiment s’attarder sur ces détails sans simplement profiter du plaisir que l’on ressent en y jouant. Terminons d’ailleurs par signaler, que la bande son est simplement géniale et que tout le monde y trouvera son bonheur puisque tous les styles musicaux y sont représentés.


    Bilan :


    Les développeurs de chez Rockstar ont fait de l’excellent travail, ce GTA IV répond parfaitement aux attentes des fans de la série et se paie même le luxe de proposer un scénario intéressant, un multijoueur soigné et quelques nouveautés fortement appréciables, sans compter un moteur physique, qui bien qu’ayant quelques faiblesses, est des plus satisfaisants. Certaines mauvaises langues pourraient alors signaler qu’il ne s’agit finalement que d’un GTA revu et corrigé à la sauce « nouvelle génération » avec une I.A. bien moins évoluée que d’habitude, mais il faut bien avouer que les amateurs de la série n’en demandaient pas vraiment plus. Certes, cet opus ne crée pas une véritable révolution dans l’histoire de la saga (sauf peut-être dans le cœur de certains mordus), mais il intègre de véritables évolutions qui laissent augurer du meilleur pour l’avenir de la licence. Mais en attendant une éventuelle suite encore plus aboutie, il n’y a quasiment aucune raison de se priver de ce grand cru qui est à consommer sans modération.


    La Note Made-In-Game : 19/20

     

    Domi & Tibo


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    Introduction :

     

    En 2008, lors de la sortie sur grand écran du dernier film de Christopher Nolan issu de la célèbre licence Batman, à savoir The Dark Knight (Le Chevalier Noir pour les francophones), Eidos a annoncé qu’un jeu vidéo avec l’homme chauve-souris, destiné aux consoles de nouvelle génération, était en cours de développement. Concocté par l’équipe de Rocksteady Studios, celui-ci était envisagé comme un jeu à part, sans rapport avec la version des salles obscures, puisant ses bases dans les comics. Mais, en plus de ces derniers, la licence a déjà fait l’objet de nombreux jeux vidéo à travers les âges et les machines, de BD, de dessins animés, de films et de tout un tas de produits dérivés. Or, vu le niveau actuel (même si celui-ci tend à remonter quelque peu ces derniers temps) des adaptations de licences en jeux vidéo, il y avait de quoi rester sceptique quant à la qualité finale du titre. Reste donc à voir si ce Batman : Arkham Asylum est bien le fruit d’un désir d’offrir un jeu digne de ce nom…


    Batou, bienvenue chez les fous...


    La Batmobile file à toute allure, prend les virages serrés et entre dans le très célèbre asile d’Arkham pour y enfermer un patient de choix : le Joker. L’arrestation n’a posé aucun problème et Batman se pose quelques questions. Et ce à juste titre puisque les événements dérapent rapidement et l’ennemi juré de Bruce Wayne prend le contrôle des lieux, aidé bien entendu de ses acolytes qui ne sont autres que certains des super-vilains de la licence comme la charmante Harley Quinn, la piquante et envoûtante Poison Ivy ou encore Killer Croc, Bane, l’Epouvantail et Victor Zsasz pour ne citer qu’eux. Le scénario pourrait être réduit à ce simple constat mais il est impossible de se limiter à celui-ci tant l’histoire est prenante, offre son lot de rebondissements et est appuyée par de nombreuses répliques marquantes. On notera d’ailleurs que les petits gars de Rocksteady Studios ont pensé à tout le monde en offrant une histoire compréhensible par tous mais bourrée de clins d’œil pour les fans. En tout cas, les dialogues sont très réussis et permettent de révéler le profil psychologique de chaque personnage.

    L’aventure principale est un brin dirigiste et se termine en huit à dix heures (ce qui reste un poil court pour un jeu solo malgré les standards actuels), et ce quel que soit le mode de difficulté, mais elle est intense. En sus, les développeurs ont fait en sorte que les fans de l’homme chauve-souris restent quelques heures supplémentaires avec la manette dans les mains en introduisant les défis de l’Homme Mystère qui demandent de résoudre une énigme, de trouver des trophées plus ou moins bien cachés, des cassettes d’enregistrement des fameux patients qui renforcent la profondeur des personnalités, les plaques de l’esprit d’Arkham ou encore de détruire un certain nombre de dentiers mécaniques du Joker. Facilement identifiables lorsqu’on a trouvé la carte des secrets pour une zone de jeu, certains demandent tout de même un peu plus de réflexion que d’autres. En tout cas, tout ceci permet surtout de débloquer des fiches complètes et bien détaillées des divers personnages de la licence (même ceux qui ne sont pas présents dans le jeu), des statues qui permettent d’apprécier leur modélisation sous tous les angles ou encore des Défis à relever parallèlement (ou après) à l’aventure.

    Les défis Combats demandent d’enchaîner quatre manches en battant les divers ennemis qui s’opposent à soi, le but étant de faire les meilleurs combos possibles pour engranger un maximum de points afin de faire bonne figure dans le classement en ligne, ceci en plus d’essayer de se surpasser à chaque fois pour son propre ego. Les défis Prédateur, quant à eux, misent sur la discrétion et la faculté à nettoyer une pièce des méchants le plus rapidement possible tout en essayant d’accomplir les trois objectifs proposés (comme par exemple faire tomber un ennemi, le tuer en silence, en éliminer trois d’un coup, etc.). Si ce mode de jeu peut paraître accessoire pour certains, il permettra pour les fans et les amateurs de High Score de profiter du soft pendant une poignée d’heures supplémentaires.


    Une chauve-souris athlétique


    Ce Batman : Arkham Asylum n’étant pas l’adaptation d’un film, les développeurs n’ont pas eu de véritables contraintes, mieux encore, ils ont eu carte blanche pour tous les choix artistiques. Et heureusement car le résultat final est bluffant. Non seulement les modélisations sont extrêmement bien faites, les graphismes jolis et détaillés, mais en plus toute la griffe artistique reste très proche des comics malgré un aspect quelque peu sur-bodybuildé. Que ce soit Batman (dont la tenue se dégrade au fil de l’aventure pour rappeler les affrontements importants et éprouvants), ses ennemis ou le commissaire Gordon, le character design est impeccable. Et le level design n’est pas en reste puisque celui-ci offre de nombreux recoins et la possibilité d’évoluer librement en environnements ouverts dans l’île entière ou restreints dans les différentes structures. D’ailleurs, s’il y avait de quoi être sceptique quant à la diversité des décors, le jeu devant se dérouler uniquement dans l’asile, on est plus que satisfait du résultat final.

    Divers styles entre le gothique et le victorien se mêlent parfaitement et l’aventure nous réserve des passages très variés entre le jardin botanique, les égouts, le manoir, le pénitencier, l’extérieur de l’île, etc., sans compter le chamboulement du paysage après un certain événement. A cela il faut rajouter un moteur physique performant et des animations très réussies même si quelques bugs de collisions (notamment avec la cape) sont à noter. Un petit défaut qui n’entache toutefois pas la réalisation finale qui est à classer dans le haut du panier. Mais ce n’est pas tout puisque Rocksteady Studios s’est aussi concentré sur l’ambiance sonore. Là encore le résultat est extraordinaire. Les voix françaises sont de très bonne facture, même si la version originale reste un poil au dessus (accessible en réglant les paramètres de la console), et les musiques collent parfaitement à l’ambiance sombre du jeu. Un sans-faute sur toute la ligne au niveau des graphismes, de la bande-son, des voix, de l’univers, de l’aspect inspiré des comics, des animations, etc., du moins si l’on oublie les petits soucis de la gestion des collisions.

    Dernier point et non des moindres : le gameplay ! Dans l’optique d’offrir un jeu accessible à tous, les développeurs ont opté pour un système de combat nommé Free Flow. Celui-ci est extrêmement simple, un peu trop peut-être pour certains, puisqu’il associe un bouton aux coups, un aux contres, un aux sauts, les gâchettes aux gadgets et un pour donner un coup de cape permettant d’étourdir les ennemis à portée. Néanmoins, dans les faits, il se révèle être extrêmement efficace, dynamique, tout en offrant des combats très fluides, et un peu plus complexe qu’il n’y paraît lorsqu’il faut affronter à la fois des méchants armés d’armes blanches, d’armes à feu et d’autres de matraques électrifiées. Mais la partie combat ne représente qu’une partie du jeu.


    Joker ! Bingo !


    L’autre grosse partie, outre les phases de plates-formes et celles de recherches, réside dans la discrétion. Si Bruce Wayne maîtrise les arts martiaux, il n’en reste pas moins un prédateur capable de se fondre dans l’ombre. Ainsi, il est possible de s’accroupir et d’éliminer un garde avec une exécution silencieuse en le prenant à revers, de s’accrocher à un rebord et de le faire tomber lourdement sur le sol, de se déplacer, grâce au grappin, de gargouilles et autres plates-formes en hauteur jusqu’à se trouver pile au dessus d’un opposant à supprimer grâce à une exécution inversée, etc. Les possibilités sont nombreuses et offrent des moments fort intéressants demandant de ruser et surtout de bien étudier le terrain et planifier ses coups pour ne pas être repéré, Batman restant un homme, il reste vulnérable aux balles et autres attaques à répétition.

    Pour varier les plaisirs, tout en respectant l’univers de l’homme chauve-souris, les développeurs ont agrémenté le gameplay de gadgets. Ceux-ci sont à débloquer librement au fil de l’aventure grâce aux points d’expérience que l’on accumule et permettent de passer certains obstacles grâce à une tyrolienne, d’envoyer simultanément un, deux ou trois Batarangs, d’en utiliser des supersoniques, d’user d’un grappin qui évolue par la suite pour accrocher plusieurs cordes en même temps, de faire exploser des surfaces fragiles grâce au gel explosif ou encore de pirater certaines installations électriques à l’aide d’un petit bijou de la technologie. Tout cela offre des situations variées, même si un certain côté répétitif peut parfois se faire sentir.

    Autre détail qui a son importance, tout au long du jeu, et même lors du mode Défi, il est possible d’avoir recours à la vision « normale » de Batman (l’œil humain) ou a une vision radar qui permet de détecter les éléments importants, les gardes vivants et leur état de stress (de calme à terrifié), les structures fragiles… Si celle-ci est très utile, il faut bien avouer que les joueurs, qui auront tendance à en user et abuser, progresseront beaucoup plus facilement, le jeu étant déjà facile, et ce même en difficile (seul mode qui offre une once de challenge pour les habitués du genre), exception faite de deux ou trois passages. Mais cela n’enlève strictement rien au fun que le titre procure !


    Bilan :


    Malgré quelques erreurs de jeunesse comme une aventure relativement courte, facile (même en difficile) et dirigiste, un gameplay peut être un poil trop simple et quelques bugs de collisions, Batman Arkham Asylum est une véritable réussite et une excellente surprise. L’univers de la licence est bien respecté, la bande sonore est excellente, les voix sont de très bonne facture, les modélisations réussies et le titre offre une histoire sombre parsemée de rebondissements et de répliques géniales. De plus, Rocksteady Studios a rendu le jeu accessible en offrant un gameplay facile à prendre en main mais suffisamment varié pour ne pas lasser et a assuré le fan service avec les différents bonus à débloquer grâce aux énigmes de l’Homme-Mystère. A cela il faut ajouter les Défis Combat et Prédateur qui permettent d’allonger la durée de vie tout en offrant un vrai challenge aux amateurs de High Scores. La réalisation graphique est très bonne, le character design est impeccable, le level design est irréprochable et il faut bien avouer que les environnements sont en plus suffisamment variés pour éviter tout effet de monotonie. L’équipe de développement a réalisé un travail formidable et, même si tout n’est pas parfait, ils ont assuré l’essentiel. Un jeu à recommander à tous ceux qui apprécient ne serait-ce qu’un peu l’univers de Batman !


    La Note Made-In-Game : 16.5/20

     

    Domi & Tibo


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    Introduction :

     

    Après un développement chaotique marqué par un changement d’éditeur, Red Dead Revolver avait finalement réussi à se frayer un chemin jusqu’aux rayons à la mi-2004. Ayant reçu des critiques relativement correctes de la presse et ayant connu des ventes satisfaisantes, une suite fut logiquement mise en chantier, toujours dans les locaux de Rockstar San Diego. Mais ce n’est qu’en février 2009 que celle-ci fut officialisée. Assez discret dans un premier temps, Red Dead Redemption allait rapidement s’imposer comme un « Most Wanted » pour bien des joueurs grâce à des médias alléchants révélés en fin d’année dernière. Depuis le début de cette année, on entendait même souvent parler de futur killer-ap ou jeu de l’année pour le décrire… Il est désormais temps de vérifier manette en main si ce GTA à la sauce western tient toutes ses promesses.


    Le bon, la brute et le truand


    John Marston est un homme aux deux visages. Devenu orphelin dès son plus jeune âge, il était autrefois membre d’une bande menée par un certain Dutch. Il assassinait à tour de bras pour des causes plus ou moins nobles, braquait des banques, attaquait des trains, bref il avait tout du bandit à capturer mort ou vif. Mais abandonné et laissé pour mort par cette même bande qui l’avait autrefois recueilli, Marston est devenu un autre homme. Avec la volonté de laisser son passé derrière lui et de revenir dans le droit chemin, il s’installe avec sa femme et son fils dans une ferme et commence à entreprendre une vie de fermier paisible. Tout allait bien jusqu’à ce que certains événements surviennent. Sans vouloir spoiler, disons tout de même que le scénario est mature à souhait et qu’il est dans son ensemble très réussi, même la fin. Ceci dit, c’est ici que l’on entre en action et que commence une traque qui va nous faire visiter une immense région incroyablement cohérente, regorgeant de détails et dans laquelle il est possible d’aller et venir comme bon nous semble, aussi bien à pied qu’à cheval. Comme prévu, Red Dead Redemption reprend les très solides bases de GTA IV aussi bien au niveau du gameplay que du moteur graphique. On se retrouve en présence d’un jeu d’action à la troisième personne en monde ouvert extrêmement plaisant à jouer. John peut bien sûr marcher et courir mais également sauter, grimper, se baisser, se mettre à couvert, se déplacer à cheval tout en tirant, etc., même s’il ne sait pas nager (ce qui est compréhensible vu le contexte historique). Cette palette de possibilités garantit un bon nombre de fusillades et de missions cultes, surtout dans une ambiance si incroyablement retranscrite, d’autant plus qu’il est possible d’activer un mode sang-froid des plus spectaculaires.

    Avec celui-ci le temps se fige quelques secondes afin que vous puissiez désigner des cibles et, lorsqu’il reprend, vous réalisez un enchaînement de victimes des plus jouissifs. Les duels, souvent lancés par des PNJ (personnages non joueurs) provocateurs, sont également l’occasion de faire monter la tension d’un cran. GTA-Like oblige, les quêtes annexes et autres « jeux dans le jeu » sont presque aussi palpitants que les missions de la trame principale. Il est vrai aussi que l’on se surprend à flâner dans les collines et les canyons, à chasser les nombreuses espèces d’animaux présentes dans le jeu, à cueillir des fleurs le revolver à la main. RDR est un jeu immersif à n’en point douter. Comme dit précédemment, on retrouve des « jeux dans le jeu », à savoir du poker (classique et menteur), du black-jack, du lancer de fers à cheval, etc. Des jeux tellement bien réalisés et intégrés que l’on peut y jouer des heures durant. Et encore, il ne faut pas oublier la possibilité de faire des missions de chasseur de prime en arrêtant ou tuant des hors-la-loi dans le but de gagner de l’argent mais aussi d’augmenter sa réputation et son honneur, la réaction des gens face à vous changeant en fonction de ces derniers éléments. L’argent glaner sert quant à lui à acheter de meilleures armes ou des chevaux plus performants, plus résistants (ceux-ci peuvent bien sûr mourir si vos ennemis les prennent pour cible).


    Il était un fois dans l'Ouest


    Red Dead Redemption c’est aussi (et surtout) une question d’ambiance et de cohérence. Et là, force est de constater que c’est une grosse claque que Rockstar San Diego met à la concurrence. Le monde créé par les développeurs est vivant et offre une variété de paysages, de reliefs et de villages louables. On se surprend à prendre la pose, cheval cabré devant un magnifique couché de soleil. Un vrai simulateur de cartes postales de l’année 1911 ou presque. Mais l’environnement ne fait pas toute l’ambiance. Heureusement, les autres aspects y contribuant sont eux aussi proches de la perfection. Les personnages rencontrés au fil du jeu ont une identité très travaillée et prêtent parfois à sourire. Dans RDR peut-être plus que dans un GTA, on se rappellera dans plusieurs années des PNJ, d’autant plus que les dialogues sont absolument géniaux. Non seulement ils font preuve d’une cohérence rare entre les missions, mais en plus l’humour fait mouche et les acteurs ayant enregistré les voix ont fait un travail de très bonne facture qui renforce de façon certaine l’immersion. Ce n’est définitivement pas le genre de jeu où vous zappez les dialogues. Tant que l’on est dans l’aspect sonore, sachez que la bande-son et les bruitages sont eux aussi exceptionnels. Quelques accords de guitare sèche ci et là suffisent à insuffler une ambiance western saisissante alors que les bruits des balles, de l’orage et du vent ne peuvent guère être mieux rendus.

    L’immersion passe aussi par la qualité des graphismes et, comme vous l’aurez sans doute constaté en regardant les images de cette page, RDR en met plein la vue. En prenant en compte qu’il s’agit d’un titre en open world sans temps de chargement hormis celui au lancement du jeu, la prouesse n’en est que plus grande. Red Dead Redemption utilise une version améliorée du moteur RAGE de Grand Theft Auto IV et cela se voit. Les environnements fourmillent de détails, les personnages sont bien modélisés, les textures sont dans l’ensemble de bonne qualité et la distance d’affichage est sans doute la plus impressionnante à ce jour. L’ensemble se montre en plus d’une rare fluidité. Toutefois le soft brille aussi par un nombre très conséquent de bugs. Ces derniers n’ont en général pas d’influence notable sur le jeu et prêtent donc plus à sourire qu’autre chose. Mais ils sont bien là et en nombre ! Au-delà de la technique, le travail sur l’esthétique est également remarquable. Les personnages jouissent d’une véritable identité, chaque lieu a presque une âme propre et John Marston a vraiment la classe. Bref, les développeurs nous offrent une véritable démonstration de ce qu’un jeu en monde ouvert doit être.


    La conquête de l'Ouest


    L’aventure solo dispose d’une durée de vie correcte même si la trame principale peut-être bouclée en une dizaine à une quinzaine d’heures. Les quêtes annexes et autres jeux de hasard, sans compter le simple plaisir de se balader ou de mettre le chaos, peuvent néanmoins rajouter quelques dizaines d’heures de plaisir solitaire suivant les joueurs. Mais RDR c’est aussi un mode multijoueur très intéressant bien qu’imparfait. Toute partie commence par l’arrivée dans le monde du jeu en mode exploration. Concrètement, on se retrouve dans une session (privée ou public suivant le choix du joueur) contenant de 1 à 16 joueurs et où il est possible de parcourir le monde entier sans chargement. On peut alors attaquer des repères de bandes (contrôlées par l’IA) seul ou en équipe afin de gagner de l’expérience. Mais on peut aussi chasser avec ses amis, tirer sur les autres joueurs pour le plaisir ou bien accéder à tous les modes de jeu en multijoueurs compétitifs existant. Ces modes sont beaucoup plus classiques. On retrouve tout d’abord les « Fusillades » (lire Deathmatch) qui permettent de s’affronter en équipes ou chacun pour soi. Puis, on peut aussi s’adonner à la « Capture de sac » (lire Capture de Drapeau) qui se divise en trois variantes assez proches. Dans la Ruée vers l’or, il faut récupérer le maximum de sacs possibles, ces derniers étant éparpillés aléatoirement sur la map. Dans la Course au Magot, deux équipes s’affrontent pour récupérer le maximum de sacs, ces derniers tombant à des endroits aléatoires au fil de la partie.

    Enfin dans la Mise à Sac, chaque équipe a un sac, le but étant d’obtenir celui de l’équipe adverse tout en évitant de se faire voler le sien. Ces modes de jeu ne sont pas révolutionnaires mais ils sont efficaces et vraiment plaisants à jouer. Ils permettent eux aussi de gagner de l’expérience qui octroie des niveaux donnant accès à de plus en plus de défis, d’armes, de chevaux et de looks pour votre personnage. Et avec 250 niveaux au programme, il y a de quoi faire. Néanmoins le multijoueur est imparfait et Rockstar San Diego travaille déjà d’arrache pied pour supprimer certains problèmes. Si de nombreux joueurs se plaignent de difficultés pour rejoindre les sessions de jeu en ligne, d’autres grognent contre la répartition des joueurs dans ces sessions, un problème qui nous a également sauté aux yeux. Alors que l’on aimerait bien souvent jouer avec quinze autres joueurs pour rendre les parties plus épiques, on atterrit la plupart du temps dans des sessions ne contenant que cinq à six joueurs, quand ce n’est pas moins. Du coup, on change de session parfois pendant plusieurs minutes pour enfin tomber sur la bonne. Pourquoi alors ne pas afficher une liste des sessions en cours avec le nombre de joueurs dans chacune d’elles afin de laisser aux joueurs le choix ? Une question qui mérite d’être posée…


    Bilan :


    Red Dead Redemption est l’exemple typique du jeu ayant réussi à faire monter l’attente des joueurs à un tel point qu’il se devait au final d’être le killer-ap attendu. Et il l’est ! A vrai dire, on n’en attendait peut-être même pas tant du protégé de Rockstar San Diego. Le jeu épate à tous les niveaux en offrant un univers et une ambiance western absolument phénoménaux auxquels s’ajoute un gameplay bien rodé et jouissif. Le tout repose sur un moteur graphique de très haut vol et offre des dizaines d’heures de jeu aussi bien en multi qu’en solo. Un tel monde et une telle liberté d’action constituent une invitation permanente à la flânerie et à l’évasion, au point de perdre de vue ou presque une trame principale mature à la mise en scène exceptionnelle. Alors on pourra toujours pointer du doigt la durée un poil courte de celle-ci ou encore le nombre impressionnant de bugs (peu dérangeants toutefois) sans oublier les petits problèmes du multijoueur. Mais quel joueur doté d’un minimum de sens pourrait passer à côté de cette expérience vidéoludique immersive et inoubliable ? Red Dead Redemption impose la licence à un tout autre niveau que son prédécesseur et il faudra à l’avenir compter dessus. En attendant, courez l’acheter, il s’agit très certainement de l’un des meilleurs jeux de cette génération de console.


    La Note Made-In-Game : 19/20

     

    Domi & Tibo


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    Introduction :

     

    Après un long chemin pour se faire une place dans le cœur des joueurs, Visual Concept a prouvé une fois de plus l’année dernière sa grande maîtrise en matière de jeux de basketball avec l’excellent NBA 2K10, et ce au point que certains se demandaient comment le studio parviendrait à faire encore mieux. Ne souhaitant pas se reposer sur leurs lauriers, les développeurs annoncent donc très vite la couleur en 2010 : un partenariat avec la légende des parquets, Michael Jordan. Nouveaux modes de jeu consacrés à la superstar mais également amélioration des anciens modes et quelques autres retouches ci et là, c’est le programme de cette nouvelle itération. Mais ces nouveautés sont-elles assez consistantes et réussies pour que 2K confirme sa place de leader dans la catégorie ?


    Des modes de jeu à la pelle


    Dès la cinématique d’ouverture, il est difficile d’ignorer que la grande nouveauté de NBA 2K11 sur laquelle l’éditeur a d’ailleurs basé la quasi-totalité de sa campagne de communication tient en deux lettres : MJ. La légende du ballon orange est de retour en version virtuelle et à travers un tout nouveau mode de jeu. Ce dernier vous propose de revivre les dix plus grands moments de la carrière en NBA de Michael Jordan. Vous enchaînez donc les matchs avec les Chicago Bulls qui, à l’instar de leurs adversaires, sont historiquement très fidèles à leurs effectifs de 1985 à 1998. Pour chaque rencontre, vous avez des défis à remplir avec MJ (totaliser un certain nombre de points, de passes décisives, de rebonds, d’interceptions, finir avec un certain pourcentage de réussite au shoot ou encore limiter un adversaire star à un certain nombre de points). Il est possible de régler la difficulté pour certains matchs plus ardus que d’autres. Ce mode s’avère être une belle réussite, non seulement parce qu’il permet d’incarner le meilleur joueur de tous les temps, mais également parce qu’il offre à lui seul une durée de vie déjà conséquente (comptez dix à quinze heures pour compléter tous les défis) et une expérience de jeu réellement intense et prenante.

    A côté de cela, les autres modes, qui ont fait leurs preuves sur les précédentes moutures, sont de retour avec parfois quelques modifications. Le mode Mon Joueur permettant de créer son athlète de A à Z et de l’amener du statut de grand débutant à celui de superstar de la NBA bénéficie ainsi de quelques améliorations notables. En plus d’enchaîner les matchs en accumulant les points de compétence afin d’améliorer les statistiques de votre joueur, vous pouvez désormais gérer des contrats publicitaires proposés par les marques ainsi que vos relations avec la presse par le biais d’interviews pas si anodines. En effet, le choix des réponses que vous donnez aux journalistes (professionnelle, loyale, arrogante ou indifférente) a une incidence sur votre intégration dans l’équipe, l’appréciation des fans et votre popularité générale. Ces ajouts contribuent grandement à l’immersion de ce mode. Certains trouveront toutefois le gain de compétences assez fastidieux car il est très long et les ateliers d’entraînement deviennent vite ennuyeux. Heureusement il est possible, après avoir terminé les défis Jordan, de se tourner vers un mode similaire à Mon Joueur, à ceci près que vous incarnez le numéro 23 en tant que rookie et que c’est donc à vous de le faire progresser. Ainsi, même à ses débuts, celui-ci est nettement plus doué qu’un joueur créé de toutes pièces, ce qui lui donne un avantage certain sur le mode de base. Toutefois, le système de jeu un peu trop simpliste (absence de tactiques, IA à la ramasse) et les évaluations parfois injustes ont tendance à gâcher le plaisir en match. Dommage pour ce mode qui pourrait s’avérer extrêmement prenant avec quelques améliorations supplémentaires.

    Ceux qui aiment s’impliquer sur du long terme peuvent également se tourner vers le mode Association. Comme d’habitude, il s’agit de prendre le contrôle total d’un club. Le joueur doit gérer les contrats non seulement des basketteurs, mais également des coachs, des assistants et des recruteurs. Très complet, ce mode propose également d’effectuer la plupart des tâches d’un directeur général. Celles-ci peuvent bien sûr être plus ou moins automatisées selon la préférence du joueur. Selon que celui-ci préfère pousser l’aspect gestion à son maximum ou simplement se faire plaisir en contrôlant l’équipe lors des matchs, ou encore de trouver un juste milieu, il y en a pour tous les goûts. Parmi les modifications notables, il faut souligner le fait que les transferts ont été améliorés. Basés sur un système d’étoiles représentant la valeur des joueurs, les échanges se révèlent plus clairs et plus intuitifs. Mis à part cela, on retrouve plus ou moins le mode qu’on connaît, long, prenant et réaliste. Pour une expérience à plus court terme, les modes Playoffs (disputer uniquement la phase finale du championnat), Saison (contrôler un club pendant une année) ou, bien sûr, Match Immédiat sont toujours au rendez-vous, au même titre que le sous-menu NBA Blacktop qui propose des concours de dunks, de tirs à trois points ou des matchs de rue. On regrette cependant le fait qu’il n’y ait qu’un seul terrain extérieur et que l’aspect de celui-ci ne soit pas très peaufiné et assez quelconque. Soulignons également la fonction 2K Share qui permet de mettre en ligne ou de télécharger des paramètres, joueurs ou équipes créées par la communauté ce qui permet d’enrichir le jeu, par exemple avec des équipes réelles (nationales, olympiques, etc.) ou fantaisistes créées par des joueurs plutôt talentueux. Les modes online sont, quant à eux, toujours aussi complets et permettent non seulement de jouer des matchs simples mais aussi des parties en équipe ou de véritables championnats en ligne.


    Une technique à deux vitesses...


    Parmi d’autres nouveautés, on peut noter quelques éléments intéressants, notamment la possibilité de sauvegarder une partie en plein match. La fonction s’avère utile pour les défis Jordan mais également pour ceux qui aiment jouer de longs quarts temps. Il est dommage que les données de certains réglages de coaching soient perdues lorsqu’on a recours à cette fonctionnalité. Du côté du gameplay, peu de choses ont changé. La réalisation de gestes techniques (IsoMotion) s’effectue toujours entre la gâchette et le stick gauches et s’avère bien pensée. A noter que la feinte de passe a été simplifiée à un seul bouton, ce qui est très appréciable. Enfin, les amateurs de jeux NBA 2K savent que l’intuitivité n’est pas forcément leur point fort. Cela devrait être assez simple si vous connaissez la mouture précédente mais, en l’absence de véritable tutoriel, il faudra quelques heures de jeu à un novice pour maîtriser correctement ses matchs dont la défense, les modes d’entraînement n’étant pas toujours très utiles. Dans l'ensemble, une fois bien pris en main, le gameplay se révèle tout bonnement excellent, notamment par sa précision minutieuse. Il est en effet rare d'effectuer un geste par mégarde tant les fonctions des touches et des sticks sont optimisées. En outre, l'aspect simulation est ici poussé à l'extrême du fait que, grâce notamment à un moteur physique très convaincant, il ne suffit pas de quelques dribbles ou d'un simple sprint pour percer la défense adverse. Ceux qui tenteront le coup découvriront à leurs dépens que cela n'amène, au mieux, qu'un léger choc avec le défenseur qui vous immobilise et, au pire, un coup de sifflet de l'arbitre pour passage en force ou une perte de balle. De la même manière, si vous tentez un tir alors que vous n'êtes pas démarqué, vous avez peu de chances de le rentrer, même si vous évitez le contre de votre adversaire.

    A ce moment-là, il peut être crucial d'utiliser des tactiques offensives qui, en plus, sont respectivement fidèles à la manière de jouer des équipes réelles. Très simples à mettre en place, ces tactiques vous indiquent en outre la marche à suivre par des jeux de flèches très bien pensés. Ceux qui se sentiront perdus pourront toujours pratiquer leurs systèmes grâce à un nouveau sous-menu du mode d'entraînement. La personnalisation de l’expérience de jeu entend également jouer un grand rôle dans le soft par le biais de sliders et de paramètres de jeu. Il est par exemple possible de choisir si on veut que le pourcentage de réussite d’un tir soit calculé uniquement sur la base des compétences du joueur ou s’il doit également prendre en compte la réussite au niveau du timing. Tous ces paramètres sont à double tranchant. D’une part, il est utile de pouvoir les personnaliser de manière très poussée selon son style de jeu, mais d’autre part, non seulement ce travail peut s’avérer fastidieux mais, en plus, la plupart de ces options choisies avec soin disparaissent bien sûr en multijoueur et on aurait pu espérer une meilleure optimisation de la part des développeurs.


    Quelques traces sur le parquet


    S’il y a un domaine dans lequel NBA 2K11 fait des merveilles, c’est bien au niveau de la présentation et de l’ambiance. Graphiquement l’évolution est flagrante. Le travail sur la modélisation des joueurs est tout bonnement excellent dans la grande majorité des cas. Aucun défaut n’est à signaler dans l’anatomie des joueurs sur le terrain et les visages sont d’un réalisme époustouflant. En outre, la plupart des joueurs disposent d’animations personnelles spécifiques qui permettent également de les reconnaître. Même la réaction aux décisions arbitrales change d’un caractère à l’autre. Les coachs et les arbitres sont, quant à eux, un peu moins soignés mais qui s’en plaindra ? Les terrains sont particulièrement détaillés. La texture des parquets et les moindres reflets sont minutieusement retranscrits. Le public s’est encore une fois légèrement affiné, diversifié et dynamisé et les mascottes de chaque équipe, ainsi que leurs pom-pom girls viennent s’ajouter à tout ce beau monde. Quelques petites surprises fort plaisantes à voir sont également de la partie. Il arrive par exemple qu’un joueur sorte en bout de terrain après un mouvement difficile et qu’il ne parvienne pas à arrêter sa course avant d’heurter le pauvre balayeur qui tombe à la renverse sous le choc. Il est aussi important de noter qu’un effort a été fait du côté des menus qui, malgré quelques incohérences persistantes, se montrent nettement plus clairs et mieux organisés que dans la mouture précédente. Mais l’ambiance est également sonore. En plus des effets, bruitages et annonces spécifiques à chaque lieu, les commentaires de Clark Kellogg et Kevin Harlan ainsi que les interventions de la reporter Doris Burke comptent tout simplement parmi les plus dynamiques et les plus variés jamais entendus dans un jeu de sport. On ne trouve en effet pas beaucoup de joueurs titulaires ni aucune équipe de la NBA pour lesquels nos comparses ne disposent pas d’une anecdote intéressante, d’une analyse statistique ou même d’une discussion animée (virant parfois presque au hors-sujet) à nous fournir.

    Si le soft est quasi-irréprochable en termes d’ambiance et de présentation, il n’est toutefois pas exempt de défauts, à commencer par une I.A. plutôt déroutante. Celle-ci présente en effet un gros manque de lucidité. Si vous n’avez pas recours à une tactique, vos coéquipiers resteront trop souvent désespérément statiques et auront de la peine à se démarquer ou à tenter d’attaquer le panier. Il est par exemple difficile de mener à bien une contre-attaque tant vos coéquipiers mettront du temps à réagir et préfèreront, même avec un champ complètement libre, aller se cacher à leurs postes dans les coins plutôt que d’aller vers le panier. En outre, le pathfinding lorsqu’une passe est déviée n’a pas été amélioré et les joueurs semblent toujours aussi perdus dès qu’une balle rebondit librement sur le terrain. Soulignons également que, réglés en mode automatique, les coachs ont tendance à faire des changements surréalistes et à ne pas proposer beaucoup de tactiques de jeu complexes. En sus, cette I.A. comble trop souvent ses défauts par le biais d’actions douteuses et pas très naturelles comme des contres ou interceptions totalement improbables, des réussites surréalistes et un arbitrage pas toujours au top. Mais la chose est d’autant plus frappante qu’elle est valable chez les deux opposants des parties et on le remarque d’ailleurs très bien en mode Mon Joueur. Enfin, en plus des temps de chargement longuets, on remarque que de nombreux bugs viennent parfois entacher l’expérience de jeu. Soucis de sauvegardes, blocages, freezes, NBA Actu et mises à jour des effectifs pas toujours fonctionnelles et même, dans certains cas, énormes bugs graphiques sont malheureusement bien présents. Espérons que les développeurs proposeront prochainement un patch pour corriger tout cela.


    Bilan :


    Une chose est sûre, les développeurs de chez Visual Concept sont revenus en force cette année après un excellent opus en 2009. Rien que pour son amélioration graphique époustouflante et la présence de la légende Michael Jordan, le soft vaut le détour. Et il faut bien sûr encore ajouter à cela les nombreux modes de jeu déjà existants (Mon Joueur, Association, NBA Blacktop, parties en ligne, etc.), représentant plusieurs dizaines d’heures de jeu, dont certains ont bénéficié d’ajouts non négligeables. Le moteur physique très convaincant, l'aspect simulation très poussé du gameplay et l'ambiance phénoménale des matchs donnent au soft un réalisme et une authenticité rarement atteints dans un jeu de sport. Si l’I.A. n’a, quant à elle, pas eu vraiment le temps d’être corrigée et si quelques bugs (un peu trop parfois) sont constatés, NBA 2K11 n’en reste pas moins un titre absolument incontournable pour tous les fans du ballon orange et de simulations sportives en général.

     

    La Note Made-In-Game : 17/20

     

    Domi & Tibo


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    Introduction :


    Assassin’s Creed premier du nom avait réussi à poser de bonnes bases en offrant une expérience agréable malgré des défauts évidents, comme une mécanique de jeu répétitive. Avec le deuxième opus, Ubisoft avait pris en compte les retours des fans pour offrir une suite de qualité, qui dépaysait quelque peu le joueur avec un changement d’époque, d’univers, une amélioration du gameplay, des ajouts ci et là, etc. La fin se terminant en queue de poisson, les joueurs pouvaient éprouver un certain sentiment de frustration, sans compter la politique des DLC qui visait à nous faire payer des séquences qui auraient dû être sur la galette. Ne voulant pas perdre de temps, la firme a décidé de sortir un an plus tard une sorte de spin-off à la série faisant tout de même office de suite à Assassin’s Creed 2. Outre un mode solo, Assassin's Creed : Brotherhood était surtout censé apporter une grosse nouveauté : un mode multijoueur. Restait alors à voir si ce dernier allait être de qualité et si cela ne signifiait pas que le mode solo en pâtirait…

     

    Ezio est de retour...

     

    Avec un temps de développement relativement court accordé à Assassin's Creed : Brotherhood, les équipes d’Ubisoft n’ont pas eu d’autre choix que de récupérer le moteur graphique d’Assassin’s Creed 2, ainsi qu’une bonne partie des modèles. Résultat, visuellement parlant, personne ne sera dérouté. Le titre reste agréable à l’œil et, d’une manière générale, il a gagné en finesse, même si on note quelques arrières plans moins travaillés que d’autres, des textures grossières ci et là, quelques scintillements parfois, du clipping prononcé, des ombres dynamiques qui ne sont pas toujours gérées d’une manière optimale ou encore divers bugs de collisions à l’image de ceux du précédent volet. Du côté sonore, le constat n’a pas beaucoup évolué non plus. Les musiques collent bien au jeu et favorisent l’immersion tandis que les doublages français sont de très bonne facture malgré une synchronisation labiale qui laisse à désirer (il est toujours possible d’opter pour une autre langue, comme la VO et de mettre les sous-titres).

    Ceci dit, Assassin's Creed : Brotherhood c’est avant tout un spin-off qui fait office de suite à AC2. Cela se ressent dès les premières minutes de jeu dans la campagne solitaire puisque le joueur est accueilli par une cinématique, résumant sommairement les événements principaux qui se sont déroulés, avant qu’il ne reprenne finalement la partie à peu près là où il l’a laissée dans AC2. Mieux vaut d’ailleurs avoir fait ce dernier, voire même le premier, pour profiter complètement de l’histoire. Dès le début, le scénario se met en place, quelques rebondissements surviennent et le joueur est happé par une histoire très plaisante à suivre, malgré une fin relativement décevante. Pour poser le synopsis, disons que notre cher Ezio a trouvé la pomme d’Eden après avoir vaincu le Pape Rodrigo Borgia. Mais les choses se compliquent… Une nouvelle bataille se prépare : celle contre le fils du Pape, à savoir Cesare Borgia, qui a mis la main sur l’Italie, dont Rome.

    Nous n’en dirons pas plus à ce sujet pour vous laisser le plaisir de la découverte mais nous soulignons le fait que l’histoire, aussi plaisante soit-elle, reste peut-être moins marquante malgré ses rebondissements, sans compter que la fin devrait en décevoir beaucoup. Si la trame principale s’expédie en une dizaine à une douzaine d’heures pour les plus rapides, notons que la durée de vie double, triple, voire quadruple, pour peu que l’on s’attarde sur toutes les missions secondaires, que l’on relève les défis de l’animus (course-poursuite, combat avec certains critères à remplir, etc.), que l’on se déleste des HUD (augmentant l’immersion mais demandant plus de recherche) et selon comment on se déplace. On apprécie aussi l’effort fourni par les développeurs pour inclure divers thèmes et pour mettre en avant plusieurs personnages intéressants, le tout étant amené par des cut-scenes fort appréciables. Bien qu’aucun chargement ne soit de la partie lors de ses déplacements dans la ville, le joueur est souvent invité à patienter quelques instants entre les différentes transitions (que ce soit dans la peau d’Ezio ou dans celle de Desmond), ce qui a terme finit par hacher un peu le rythme du jeu. Dommage qu’ils n’aient pas été mieux camouflés.

     

    Ô délicieuse Rome

     

    Outre quelques missions qui nous amènent ponctuellement dans des lieux en dehors de Rome, le plus gros morceau du jeu se passe dans cette seule et unique ville déjà aperçue dans AC2. On pouvait alors redouter un certain côté déjà-vu, voire un manque de travail de la part des développeurs. Mais c’était sans compter sur leur envie de nous en mettre plein les mirettes. En effet, non seulement la ville est très bien modélisée, mais en plus la carte est très grande et composée de plusieurs quartiers ayant chacun sa propre identité visuelle, tout en faisant en sorte que l’ensemble reste homogène. Pour permettre aux plus pressés de voyager rapidement, les petits gars ont rajouté un système de voyages rapides via le réseau des égouts de la ville. Au final, on ne se lasse pas de Rome et on prend plaisir à découvrir tous ses recoins tout au long de la partie, sans compter que les célèbres monuments qui font la renommée de la ville ont été intégrés. Dans le même ordre d’idées, pour gagner en rapidité lors des déplacements, on peut aussi faire appel à un cheval à tout moment. Un sifflement et sa fidèle monture accourt !

    Si le personnage d’Ezio a toujours cette classe qui en fait un héros inoubliable, il ne faut pas oublier qu’il n’est qu’un des ancêtres de Desmond Miles. Or, notre héros du présent se fait encore plus présent dans ce Brotherhood, ce qui donne lieu à quelques passages qui apportent un peu de changement, voire un plus à la mise en scène, notamment lors des interconnexions. En ce qui concerne le gameplay, les développeurs ont repris le système d’AC2, que ce soit au niveau des armes, des gadgets (on apprécie au passage le parachute), des améliorations, des mouvements, des sauts et des escalades, etc. On remarque toutefois qu’ils ont légèrement modifié les combats pour les rendre plus dynamiques. Malheureusement, l’intelligence artificielle étant aux fraises et/ou très passive, ceux-ci sont encore plus faciles. Seuls les plaisirs de massacrer plusieurs individus, d’alterner les armes ou encore d’enchaîner les finishing moves sauvent ces phases-là. Reste qu’il est toujours aussi plaisant de jouer la carte de l’infiltration et d’essayer de tuer les ennemis en toute discrétion. En tout cas, les joueurs retrouveront très rapidement leurs marques, le gameplay restant en plus toujours aussi accessible. Reste la caméra qui peine à pleinement convaincre malgré la possibilité de l’orienter manuellement.

    Bien entendu, Ubisoft ne s’est pas contenté de cela et a pensé à intégrer quelques nouveautés et autres améliorations. Le principal élément à noter, qui est induit par le nom du jeu, c’est la possibilité de recruter certaines personnes parmi les factions alliées, secourues auparavant, dans sa guilde des assassins. Profitant d’un système de gestion propre, assez limité mais plutôt efficace, celui-ci permet surtout d’assigner des missions à ses assassins. Apportant un côté tactique non négligeable, ce système offre un à-côté plaisant qui rallonge la durée de vie pour peu l’on se mette à leur faire engranger des points d’expérience. L’autre feature du soft qui rajoute quelques heures de jeu au compteur, c’est le système de gestion de la ville. Pour faire simple, les développeurs ont appliqué à Rome le système qui avait été développé dans AC2 pour Monteriggioni. Ainsi, une fois que l’on libère une portion de la ville de l’influence des Borgia, en tuant l’officier principal et en brûlant la tour de Borgia portant l’emblème de la famille, on en « récupère » le contrôle. On peut alors procéder à diverses rénovations, profiter des commerces et autres échoppes, etc. Si on ajoute à cela toutes les quêtes secondaires « classiques », celles de Leonardo da Vinci qui apportent en plus de la diversité, la recherche de certaines informations cachées, la volonté de compléter l’imposante base de données, etc., il faut bien avouer que le mode solo s’avère aussi riche que consistant, même si parfois on a un petit air de déjà-vu, déjà joué.

     

    Entre frustration, délice et paranoïa

     

    Le solo vaut déjà son pesant de cacahuètes, mais les développeurs ont tenu à intégrer un mode multijoueur. Plutôt original, celui-ci est constitué de base de quatre modes de jeu qui sont principalement des variantes les uns des autres, selon que l’on soit seul contre les autres, que l’on soit en équipe ou que l’on alterne sa condition de chasseur ou de proie (mode chasse à l’Homme). Le concept de base consiste à mettre le joueur dans une position à la fois de traqueur et de traqué. C'est-à-dire que celui-ci a une cible à éliminer mais il peut lui-même être la cible d’un ou plusieurs autres joueurs. Les quelques cartes disponibles (peu nombreuses mais bien conçues) fourmillent de PNJ qui ne sont autres que des clones de la quinzaine de personnages à incarner. Profitant en plus d’une intelligence artificielle bien réglée, voire sadique sur les bords, ceux-ci accentuent le syndrome de paranoïa qui peut envahir le joueur.

    En effet, le but n’est pas de foncer directement sur sa proie, ce qui engendre généralement une course-poursuite mais limite le nombre de points récoltés. Il faut donc réussir à se dissimuler dans la foule, à réagir comme un innocent (dont l’assassinat n’est pas favorable) pour réussir à assassiner rapidement sa cible après l’avoir approchée discrètement. Le multijoueur est donc extrêmement bien pensé et, pour peu que tout le monde joue bien le jeu, les parties sont à la fois captivantes et succulentes, surtout qu’il n’y a pas de combat et que tout repose sur l’approche ainsi que les subterfuges liés à celle-ci. Car, pour pousser les joueurs à profiter dudit mode, les petits gars d’Ubi ont intégré un système de points d’expérience qui permet de débloquer divers gadgets et aptitudes fort utiles, comme des bombes fumigènes, la possibilité de se déguiser, etc. Même si certains peuvent chipoter au sujet de l’attribution des points qui ne rend pas toujours hommage aux plus beaux assassinats, il faut reconnaître qu’il est assez difficile de vraiment critiquer ce mode multijoueur qui apporte une bonne bouffée d’air frais.

    Mais, c’est malheureux à dire, une grosse tare noircit le tableau : un manque de finition évident ! En effet, outre quelques bugs et autres pointes de lag qui auraient pu passer, on se retrouve avec un accès aux parties qui prend parfois une plombe, et encore quand on en trouve une. Pourtant, le monde ne manque pas… Mais, dès lors que certains impatients quittent la session, le temps que le système cherche d’autres joueurs, ainsi de suite, on se retrouve parfois à attendre une demi-heure, voire plus, sans avoir pu accéder à une partie. Et quand on y arrive, on n’est jamais à l’abri d’une interruption qui nous ramène à la case départ. C’est clairement là que le bât blesse puisque certains, excédés après plusieurs tentatives, pourraient bien le bouder. Pour les plus chanceux, en revanche, c’est avant tout du plaisir. Terminons sur deux notes positives en signalant que la compatibilité Uplay est de la partie pour récupérer quelques bonus et que la firme semble avoir appris de ses erreurs. Comme pour s’excuser des problèmes de connexion liés au multi, elle propose des contenus téléchargeables (cartes et même mode de jeu) gratuitement.

     

    Bilan :

     

    Assassin's Creed : Brotherhood joue parfaitement son rôle de spin-off qui fait office de véritable suite à AC2. Même si l’idée de n’évoluer principalement que dans Rome pouvait effrayer, il faut avouer que les développeurs ont fait du bon travail pour nous proposer une ville vaste, bien modélisée et composée de quartiers différents, le tout restant homogène. La principale nouveauté de la licence, à savoir le multijoueur, s’impose comme un mode très bien pensé, original et bien intégré. Malheureusement, un manque de finitions entraînant divers soucis de connexion peut venir entacher sérieusement l’expérience, sans compter que les modes et les cartes (bien conçues au demeurant) ne sont pas nombreux. Malgré tout, le multijoueur est plus à voir en guise de bonus appréciable pas suffisamment fignolé, puisque son intégration ne nuit en rien au mode solo. Ce dernier est vraiment très appréciable avec ses rebondissements, les divers éléments à découvrir, le système de gestion appliqué à Rome, la guilde des assassins, toutes les quêtes secondaires, etc. La fin est toutefois décevante, l’aventure est peut-être un peu moins marquante, l’intelligence artificielle est toujours aussi peu réactive et le tout souffre de quelques bugs, soucis graphiques et techniques. Malgré tout, cet opus reste agréable à l’œil, la campagne est riche et bien fournie, les assassinats sont toujours aussi bons, il y a plein de choses à faire et la durée de vie s’accroît pour peu que l’on s’attarde sur tous les à-côtés, que l’on désactive les HUD et qu’on ne cède pas à la facilité des transports rapides. Au final, tout le monde ou presque devrait y trouver son compte en solo, tant celui-ci se révèle être de très bonne facture, laissant clairement penser à un volet de la série à part entière plus qu’à un simple spin-off.

     

    La Note Made-In-Game : 18/20

     

    Domi & Tibo


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